Linux Embedded

Le blog des technologies libres et embarquées

Sortie du noyau 3.8

Linus Torvalds vient d’annoncer la sortie du noyau 3.8.

Une analyse complète des nouveautés est disponible sur Kernelnewbies (en anglais) mais nous allons rapidement lister ici les nouveautés qui concernent particulièrement le monde de l’embarqué…

Ajout des fichiers en ligne dans ext4

Le système de fichier ext4 utilise un bloc de 256 octet (inode) par fichier pour décrire le fichier (date de création, permissions, attributs de sécurité etc…) puis des blocs 4k pour les données elles mêmes (ces tailles sont ajustables, les valeurs données ici sont celles typiquement utilisées).

Avec le kernel 3.8 les partitions ext4 peuvent stocker les fichiers de petite taille directement dans l’inode ce qui permet de gagner de la place sur le disque et de réduire les temps d’accès. Sur un système typique le gain de place est de l’ordre de 1%

Ajout du système de fichier F2FS

Samsung a contribué à un nouveau système de fichier expérimental nommé f2fs. Ce système de fichier est prévu pour optimiser l’utilisation de périphériques flash ayant une FTL (flash translation layer), c’est à dire principalement les disques SSD. Il y a déjà un certain nombre de systèmes de fichiers optimisés pour les périphériques flash (ubifs, jffs2) mais ces systèmes ne tiennent pas compte de la FTL et visent donc des périphériques accessibles directement comme les flash nand des cartes embarquées.

Fin de support pour les i386

c’est un signe des temps… L’architecture i386 n’est plus supportée par Linux. Il vous faudra donc au minimum un i486 pour faire fonctionner ce nouveau kernel. Pour rappel, la principale différence entre ces deux architectures est l’apparition du co-processeur pour les opérations sur des float.

Bonne compilation à tous

Un commentaire sur “ Sortie du noyau 3.8 ”

  1. Yann
    le 24 avril 2013 à 14 h 02 min

    “la principale différence entre ces deux architectures est l’apparition du co-processeur pour les opérations sur des float.”

    Mince, mon feu-486SX aurait en fait été un 486DX qui s’ignorait? C’est bel et bien possible, mais je confirme que le copro mathématique (comme on l’appelait alors) n’était pas utilisable… On devait, comme c’est généralement le cas, claquer un fusible en prod pour désactiver définitivement les copros qui ne passaient pas les tests et les étiqueter en SX, permettant de monter les yield.

Répondre à Yann Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *